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Aigueperse, Auvergne, France
Assistante maternelle Animatrice, Guitariste, Médium, Magicienne et Ventriloque, j'ai fais beaucoup d'animation en village de vacance (dans les club enfants de 3 mois à 12 ans). J'ai pas mal voyager. Je vis dans un village tranquille depuis 2005.

Sur le blog

Journal de Bord et une vidéo de montage photo tous en bas du blog :)

LONDRES Journal de Bord. Du 24 au 30 Octobre 2009

Samedi 24 Octobre


Départ de mon village avec mon sac à dos et ma guitare à 7 h 15.

Je suis arrivée à Paris Gare de Lyon, puis j'ai pris le métro en direction de la Gare du Nord.

C'est là que j'ai raté l' Eurostar. Mais c'est pas grave, car il y en avait un, toute les deux heures.

Je suis arrivée à King' s Cross International Saint Pancras à Londres en début de soirée.

Et j'ai marché pendant plus de deux heures pour essayer de trouver mon hôtel, il faisait nuit, et sur mon plan, je ne voyais rien...

Je me suis rendu compte, le lendemain, qu'il était seulement à 10 minutes de la Gare.


Dimanche 25 Octobre


J'ai marché jusqu'au Big Ben en suivant le plan Guide Vert Michelin et le guide Top 10 Londres.

Big Ben est le surnom de la grande cloche de 13,5 tonnes installée en l'honneur de Sir Benjamin Hall, haut fonctionnaire qui présida à son installation. Située dans la Tour de l'Horloge (Clock Tower) du Palais de Westminster, du siège du parlement britannique (Houses of Parliament).
Seuls les Britanniques peuvent visiter Big Ben, après avoir obtenu une autorisation.
Le bâtiment fait face à la Tamise, entre le Pont de Westminster (Westminster Bridge) et l'Abbaye de Westminster (Westminster Abbey).

Un incendie dévaste une partie du bâtiment du Parlement en 1835.
Suite à cet événement, une commission est mise en place pour choisir le nouveau style du bâtiment. Le plan gagnant est celui de Charles Barry qui prévoit entre autres d’intégrer un clocher à la tour.
La première cloche est fabriquée en 1856. Pour pouvoir la transporter jusqu’à la tour de l’horloge, elle est installée sur un chariot tiré par 16 chevaux.
Elle se fend quelques mois après son installation, une deuxième cloche est alors moulée à la fonderie de Whitechapel le 10 avril 1858. En octobre de la même année, la cloche est déplacée de 61 mètres jusqu’au beffroi du clocher en 18 heures.
Le 31 mai 1859, la célèbre horloge entre en service. Chaque année, elle est réglée en posant une pièce d'un penny sur le mécanisme.
Le son de la cloche Big Ben est dû au fait que celle-ci s'est fissurée en 1859, à peine deux mois après son installation officielle, ce qui lui donne une tonalité très distinctive.
Pour des raisons techniques, la cloche est orientée de manière à ce que le marteau ne frappe pas la fissure.
Son son est composé de :
la fa sol do, do sol la fa

Big Ben en chiffres :
La hauteur de la tour est de 98,5 mètres.
Les visiteurs franchissent 335 marches jusqu’au beffroi.
L'horloge elle-même est composée de quatre cadrans de 7 mètres de diamètre et d'une cloche pesant 13,5 tonnes pour un diamètre de 2,7 mètres et une hauteur de 2,2 mètres.
Le mécanisme de l'horloge pèse à lui seul 5 tonnes et le marteau pèse quant à lui près de 200 kg.
Un drapeau britannique flotte au-dessus de l’horloge lorsque le parlement siège.

Première cloche moulée : 1856
Première cloche fendue : 1857
Premier son de cloche : 31 mai 1859

Si Big Ben se réfère strictement à la cloche, les Anglais utilisent souvent ce terme pour parler de la tour. Depuis 1859, ce sont les cloches de Big Ben qui, à minuit le 31 décembre, annoncent dans tous les foyers anglais le début de la nouvelle année.

Le son du carillon porte à trois kilomètres.
En repartant, j'ai aperçu, la Millennium Wheel (ou « grande roue du millénaire »), également appelée The London Eye (« L'œil de Londres »).

Cette grande roue a été mise en place à Londres pour les festivités de l'an 2000, au même moment que le Dôme du millénaire, situé à Greenwich (à l' Est de Londres).
La Millennium Wheel se trouve en face de Westminster et c'est l'une des roues les plus hautes d' Europe (135 mètres). Sa structure rappelle énormément celle d'une roue de vélo, avec ses rayons qui la soutiennent.
La roue comporte 32 nacelles, climatisées et fermées. Chaque nacelle peut embarquer environ vingt-cinq personnes. La rotation complète dure 30 minutes.
La Millennium Wheel fut d'abord construite à plat, sur la Tamise.
Cependant, les ingénieurs sous-estimèrent la force nécessaire pour la soulever et la mettre en place, à la verticale.
Il fallut donc plusieurs grues, et un effort de plusieurs jours, pour pouvoir finalement la hisser (d'ailleurs, la première tentative se solda par un échec : certains câbles s'étaient rompus).

Puis j'ai continué ma route le long de la Tamise (Thames), en direction du célèbre Tower Bridge.

A la fois merveille néogothique et chef d'oeuvre du génie civil, le Tower Bridge construit en 8 ans ( de 1886 à 1894), est un pont levant long de 286,50 m. Les tours font 43 m de hauteur.

Lorsqu'il est levé, les piétons désirant traverser le fleuve, doivent gravir 300 marches menant à une passerelle, située à 40 mètres au dessus de l'eau. Et il y a 33 m de vide qui séparent la route de la passerelle supérieure.

Au moment de sa construction, le Tower Bridge était le plus grand et le plus sophistiqué des ponts basculants jamais construits. Ce pont est célèbre dans le monde entier grâce à son architecture très particulière : il est composé de deux grandes tours, d'une suspension rigide, d'un tablier s'ouvrant au passage des navires les plus hauts.
Le mécanisme de levage hydraulique n'est jamais tombé en panne, jusqu'en 1977 où il a été remplacé par un système hydroélectrique.
La manoeuvre de levage ne dure qu'une minute et demi.
La Tamise mesure à cet endroit 270 m de large.
Chaque bascule du pont-levis pèse environ 1200 tonnes (dont un contrepoids de 410 tonnes).

J'étais sur le pont, j'admirais la vue, lorsque j'ai aperçu, au loin, un énorme bateau...
J'ai alors marché jusqu'à ce navire.
C'était le '' HMS Belfast'', je suis montée à bord.

Le HMS Belfast est le seul navire de la Seconde Guerre Mondiale conservé par les Britanniques et qui est aujourd'hui dans le port de Londres. Amarré sur la Tamise près de la station de métro London Bridge, le HMS Belfast se trouve tout près d’une autre attraction portant sur l'histoire militaire, le musée Britain At War Experience.
Il voit le jour à Belfast au nord de l’Irlande en 1936 et est complété et lancé le jour de la Saint-Patrick en mars 1938.
Croiseur de la classe " Town" il est baptisé par madame Neville Chamberlain. Il reçoit son armement le 5 Aout 1939 et se retrouve rattaché à la base de Scapa Flow dès le déclenchement des hostilités un mois plus tard.
Le 21 Novembre, l’explosion d’une mine le brise en deux et il doit subir des réparations et modifications importantes dans le port de Davenport qui dureront deux ans.
En novembre 1942, il reprend du service pour la protection des convois de l’Arctique et la mer du Nord.
En décembre 1943, il participe à la chasse au Scharnhorst (c'est un croiseur de bataille allemand), en compagnie des HMS Norfolk, HMS Jamaïca, HMS Duke Of York et HSM Sheffield. Ils parviendront à couler le navire allemand.
Sa mission d’importance suivante sera la participation au débarquement de Normandie en Juin 1944 où il sera le navire amiral de la force E.
En 1945, il est affecté au Pacifique pour aider à vaincre le Japon, mais la guerre prendra fin avant son arrivée. Il sera néanmoins dans le secteur de l’Extrême-Orient pour participer à la guerre de Corée en 1950.
Il sera désarmé le 24 Aout 1963 pour finalement être rénové et conservé comme navire-musée.
HMS Belfast de onze mille tonnes, est le croiseur léger le plus puissant jamais construit, et le seul bâtiment survivant de ce type à avoir servi au cours de la seconde guerre mondiale.
Ce vaisseau faisant partie intégrante de l’histoire navale a ouvert ses portes au public pour la première fois lors de Trafalgar Day en 1971, il constitue depuis lors une attraction londonienne populaire.
De nos jours, les visiteurs de Londres peuvent explorer ses neuf ponts, y compris les énormes salles de chaudières et de machines, voir de près les canons antiaériens et faire l'expérience de la vie à bord.
Si on décroche le téléphone, on entend le Capitaine du Belfast qui nous parle et nous donne des ordres.
Après avoir marché toute la journée et après toutes ces émotions, retour à l'hôtel en taxi anglais.
Enfin arrivé a '' Arriva Hotel,'' un petit coin sympa à Swinton Street.

Lundi 26 Octobre

Le jour de mon anniversaire...'' Happy Birthday to me''.
Je me suis fais plaisirs, je suis allée ( à pied ), le matin, jouer de la guitare à Regent's Park.
A l'intérieur, il y avait un lac en forme de canard . Et dedans, qu'est-ce qu'il y avait ?
Et oui, des canards, mais ils n'ont pas emporté le lac avec eux...

The Regent's Park est l'un des parcs royaux de Londres.
Il est situé au nord de Londres, en partie dans le quartier de Westminster et en partie dans le quartier de Camden.
Regent's Park abrite les parterres de fleurs les plus sophistiqués de Londres. Au nord se trouve le zoo.
Au Sud se trouve le musée de Sherlock Holmes.
Le parc a une rocade extérieure, l’Outer Circle (le cercle externe) et une rocade intérieure, l’Inner Circle (le cercle interne) qui contient la partie la plus travaillée du parc, les jardins de Queen Mary. Deux routes reliant les rocades délimitent une zone au-delà de laquelle le parc est réservé aux piétons.
Les 2 km² de superficie du parc sont en grande partie traités en espace ouvert, offrant une large gamme d’équipement et d’aménagements avec des jardins, un lac ornithologique et de plaisance nautique, des terrains de sport et des aires de jeux pour enfants.
Le parc fut une première fois ouvert au public en 1845, initialement deux jours par semaine.
Les jardins de Queen Mary dans l’Inner Circle ont été créés dans les années 30, ouvrant cette partie du parc au public pour la première fois.
Auparavant, les lieux servaient de pépinière avant d’être loués à la Royal Botanic Society .
Après avoir fais le tour du parc, je suis rentrée, le soir, en taxi.


Mardi 27 Octobre

Après avoir marché pendant 2 jours, je ne suis pas allée très loin, je me suis promenée dans les galeries de la King 's Cross International.

J'ai acheté quelques souvenirs le long de City Road, et j'ai déjeuné dans un square aux environs de Gray's in Road, à côté d'une statue.

À l'origine, King's Cross était un monument à la gloire de George IV.
Cette gare fut dessinée par Lewis Cubitt et construite en deux ans de 1851 à 1852 sur le site d'un ancien hôpital. Le bâtiment principal, comprenant les quais 1 à 8 fut ouvert au public le 14 octobre 1852. La disposition des quais a été modifiée à de nombreuses reprises car à l'origine, il n'y en avait que deux : un pour les départs et un pour les arrivées (aujourd'hui les quais numérotés 1 et 8).
Avec la croissance du trafic vers la banlieue, il fallut agrandir la gare pour créer de nouveaux quais. Le bâtiment aujourd'hui abritant les quais 9 à 11 fut ainsi construit.
Certaines légendes disent que King's Cross est bâtie sur le site de la dernière bataille de Boadicée ou alors que son corps est enterré sous le quai numéro 8.
(Boadicée, 30 apr. J.-C. / 61 apr. J.-C, épouse de Prasutagus, était une reine du peuple britto-romain).

En 1987, un incendie de la gare de King's Cross a fait 37 victimes, il s'est en fait déroulé dans la station de métro adjacente. Cette station subit depuis d'importants travaux de réfection, en partie grâce aux conclusions des rapports faits à la suite de l'incendie.
En 2007, depuis la mise en service du Channel Tunnel Rail Link, les Eurostars ont leur terminus dans la gare de Saint-Pancras rénovée.



Anecdote : Plaque signalant le quai 9 ¾.

La gare de King's Cross apparait dans Harry Potter où le jeune héros cherche le quai 9 ¾.
Devant le nombre incessant de demandes de renseignements aux agents d'accueil de la part de touristes ou de fans de la saga, l'administration de la gare a fait poser un panneau indiquant ce quai imaginaire.


Mercredi 28 Octobre

C'est de bonne heure et de bonne humeur, que je suis allée en direction de la Cathédrale Saint Paul.
Nom local : St Paul 's Cathedral.
La cathédrale existe depuis 1400 ans, elle a reçu Paul, un des premiers chrétiens à propager la bonne nouvelle de Jésus en Europe. Le message de Jésus basé sur l'amour universel du Seigneur, représenta un défi pour les autorités qu'elles décidèrent de le crucifier le Vendredi Saint.
Mais trois jours plus tard, Dieu le ressuscita.

La cathédrale Saint-Paul de Londres a été érigée après la destruction de l'ancien édifice lors du grand incendie de 1666.
Elle est considérée comme étant le chef-œuvre du célèbre architecte anglais, Christopher Wren.

La quatrième cathédrale qui datait du XIIIe
siècle, constituait d'après les témoignages, un joyau de l'architecture normande, et était avec ses 586 pieds (179 m), la troisième cathédrale la plus longue d'Europe.

Suite à l'incendie de 1666, la reconstruction d'un édifice tout aussi impressionnant s'imposait donc.
La première pierre fut posée le
21 juin 1675, le chœur ouvert au public le 2 décembre 1697, la dernière pierre couronna le bâtiment en 1710, trente-cinq ans après le début de sa construction.


Cette cathédrale est un mélange d'architectures classique et baroque.

Son dôme, construit en trois sections, et ses clochers furent conçus pour dominer la cité tout entière. Au sommet du dôme culminant à 110 mètres de hauteur (que l'on atteindre en gravissant 434 marches), la vue sur la cité y est magnifique.
Sa flèche qui culminait à 164 m, fut détruite lors d'un incendie en 1561.

Au dessus de l'autel, s'élève la coupole (haute de 86 mètres sous voûte), dont la galerie qui se trouve à la base de celle-ci à 30 mètres du sol, est baptisée «galerie des murmures» (Whispering Gallery) parce qu'un mot chuchoté d'un côté s'entend distinctement au côté opposé, à plus de 34 mètres.
Parmi les tombes situées dans la crypte : celles de l'amiral Horatio Nelson, du duc de Wellington, du peintre Edwin Landseer et de Christopher Wren.
Saint-Paul au cinéma :
À cause de sa silhouette reconnaissable et visible de loin, la cathédrale Saint-Paul sert souvent à situer l'action à Londres.
La cathédrale apparaît notamment dans :
Mary Poppins , la chanson Feed the Birds y a été tournée. Lawrence d'Arabie lors des funérailles de Lawrence. Les 101 Dalmatiens, Peter Pan, Harry Potter 5 .

Cette cathédrale a aussi été le lieu de mariage de Lady Diana.


Jeudi 29 Octobre

C'est mon dernier jour ici.
Je suis restée à l'hôtel, j'ai joué de la guitare, puis le soir, je me suis promenée dans les rues, en me souvenant de tous ce que j'avais vu...

Vendredi 30 Octobre

Je reviens la tête pleine d'images.
Les londoniens sont très accueillant.
Même si on ne parle pas anglais couramment, on peut communiquer facilement.
Retour en France, je retraverse le tunnel, avec mon sac à dos et ma guitare...

Si on parlait un peu du Grand Incendie de Londres...

Détail d’un tableau de 1666 représentant le Grand incendie de Londres (artiste inconnu). À droite la tour de Londres, à gauche le pont de Londres, et la cathédrale Saint-Paul à l’arrière-plan, au cœur des plus hautes flammes.
Le Grand incendie de Londres est un violent incendie qui frappa le centre de Londres du dimanche 2 au mercredi 5 septembre 1666.
Le feu ravagea consuma 13 200 maisons, 87 églises paroissiales, la cathédrale Saint-Paul et la majorité des bâtiments des autorités de la Cité. On estime qu'il a détruit les maisons d’environ 70 000 des 80 000 habitants.
Lorsque les mesures à grande échelle furent enfin entreprises dans la nuit du dimanche, le vent avait déjà attisé l’incendie, rendant de telles mesures inutiles. Le lundi, le feu se propagea vers le nord et le cœur de la Cité.
Le mardi, l’incendie s’étendit à la plus grande partie de la Cité, détruisant la cathédrale.
Cependant, des actions coordonnées de lutte contre le feu se mirent en place. On considère que la lutte pour circonscrire l’incendie a été gagnée grâce à deux facteurs : le fort vent d’est tomba et la garnison de la tour de Londres utilisa sa poudre à canon pour créer des coupe-feu efficaces qui empêchèrent les flammes de se propager davantage vers l’est.
L'incendie entraîna des conséquences économiques et sociales désastreuses.
Londres fut reconstruite selon le tracé des rues tel qu'il était avant l’incendie.
Risques d’incendie dans la Cité .
Le tracé des rues de la Cité remontait au Moyen Âge et formait un réseau de routes pavées étroites, tortueuses et surpeuplées. Avant 1666, la Cité avait déjà subi plusieurs incendies importants, le plus récent en 1632. Les constructions en bois et en toit de chaume étaient interdites depuis des siècles, mais ces matériaux peu coûteux continuaient à être utilisés. La seule zone bâtie majoritairement en pierre était le riche centre de la Cité, où les demeures des marchands et des courtiers formaient des îlots spacieux, entourés de paroisses dans lesquelles chaque parcelle de terrain constructible était utilisée pour faire face à la rapide croissance démographique.
De nombreuses activités présentaient des risques élevés d’incendie : fondeurs, forgerons, vitriers, théoriquement interdits en ville, mais tolérés dans les faits. Les habitations mêlées à ces sources de chaleur et de pollution étaient conçues de façon dangereuse.
Les berges de la Tamise furent une zone-clef de l'évolution du Grand incendie. Le fleuve offrait son eau à la lutte contre le feu et la possibilité de fuir par bateau.
Cependant, les entrepôts et les magasins de combustibles des quartiers les plus pauvres étaient situés le long des rives et présentaient le plus fort risque d’incendie de toute la ville. Le long des quais, les demeures croulantes en bois et les masures en papier goudronné des pauvres s’entassaient entre « les vieux bâtiments de papier et les matières les plus combustibles de goudron, bitume, chanvre, résine et lin, qui s’accumulaient tout autour ». On y trouvait également de grandes quantités de poudre noir (ou poudre à canon), en particulier au bord du fleuve. Il en restait beaucoup dans les demeures qui remontaient à l’époque de la guerre civile.
L’étroitesse des rues gêna considérablement la lutte contre l’incendie. Même en temps normal, la cohorte de carrioles, chariots et piétons dans les rues provoquait de fréquents embouteillages et, durant l’incendie, les voies furent en outre bloquées par des réfugiés qui campaient à proximité des biens qu’ils avaient pu sauver ou s’enfuyaient en s’éloignant des flammes, gênant les équipes de démolition et de lutte contre l’incendie qui cherchaient à s’en rapprocher.
En théorie, toutes les rues menant à la boulangerie et aux bâtiments adjacents auraient dû être utilisées par deux colonnes d’hommes, l’une se passant des seaux remplis jusqu’à l’incendie et l’autre des seaux vides jusqu’au fleuve. Cela n’eut pas lieu, ou du moins avait cessé lorsque Samuel Pepys, (journaliste de l'époque), contempla les flammes depuis le fleuve le dimanche matin.
Dans son journal, Pepys commente le fait que personne ne tentait d’éteindre l’incendie, tout le monde préférant le fuir, se pressant d’emporter leurs biens et de laisser le reste aux flammes. L’incendie se propagea jusqu’aux abords du fleuve sans rencontrer beaucoup de résistance et s’attaqua rapidement aux entrepôts des quais. Ce qui eut pour conséquence de couper l’accès au réservoir d’eau que constituait le fleuve.

Fabienne Ungeschikts